1987 - 2001 : 14 ans de célébrations
de la Journée mondiale du refus de la misère
17 octobre ...
Pour
la première fois dans l'histoire un monument -une dalle gravée- témoigne de
la souffrance des plus pauvres et affirme que la misère est une violation des
Droits de l'Homme. Joseph Wresinski,
prêtre et fondateur du Mouvement International ATD Quart
Monde, est à l'origine de cette dalle qui restera
au centre de toutes les célébration de cette journée à l'avenir. De nombreuses
répliques seront érigées en France et dans le monde.
1988,
le refus de l'inhumain :
Les familles du Quart Monde, trouvent dans le 17 octobre un réel écho à leur lutte quotidienne , et souhaitent que cette journée soit célébrée désormais dans chaque pays.
1989, la parole des silencieux :
Pour la première fois, des "Cahiers du Quart Monde" sont ouverts sur la Dalle au Trocadéro. Ceux que l'Histoire a oublié, ceux qui résistent tous les jours à l'enfer de la misère ont acquis le droit de parler enfin eux-mêmes.
1990, l'amitié des enfants :
Avec Tapori, branche Enfance du Mouvement ATD Quart Monde, les enfants développent un courant d'amitié qui brise les frontières de l'exclusion.

1991, le chemin de la Paix :
En refusant la loi du plus fort qui les écrase, les plus faibles ont montré leur capacité à unir les hommes qu'ils invitent à se reconnaître humains ensemble. Leurs témoignages sont consignés dans les troisièmes Cahiers du Quart Monde. Même dans les pays où tout rassemblement public est interdit, les familles les plus pauvres trouvent les moyens pour fêter la Journée.
1992, l'appel aux Nations unies :
Le 17 octobre est fêté depuis 5 ans: les familles du Quart Monde demandent aux Nations Unies sa reconnaissance officielle.
1993, d'une même voix à travers le monde :
Désormais officielle, la Journée mondiale du refus de la misère est célébrée dans le monde entier. C'est une journée d'engagement aux côtés de tous ceux dont le réel refus de l'inacceptable n'a jamais été pris au sérieux.
1994, le peuple du Quart Monde gravit les marches de l'O.N.U. :
"Avec les Nations Unies, nous, peuple du Quart Monde, proclamons que la misère peut être abolie comme l'ont été l'esclavage et l'apartheid". Le 17 octobre, 300 délégués des familles parmi les plus pauvres du monde, venus de 45 pays, sont reçus par Monsieur Boutros Boutros-Ghali, Secrétaire Général de l'ONU et témoignent de leur lutte quotidienne.
1995, "Une humanité libérée de la terreur et de la misère" :
Malgré les efforts entrepris, ce voeu de la déclaration des Droits de l'Homme n'a jamais pu être exaucé. En ce cinquantième anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, les peuples du monde sont appelés à célébrer la Journée dans tous les lieux significatifs de l'histoire oubliée - et souvent niée - des victimes de la pauvreté et l'exclusion : anciens sites de bidonvilles ou de cités abandonnées, lieux d'enfermement (hospices, geôles d'esclaves ...). Partout ils répètent qu'aucun idéal de l'humanité ne peut être réalisé si les plus démunis n'y sont pas associés dès le départ.
1996 : Les familles très démunies partenaires dans la lutte contre la pauvreté.
Les Nations unies déclarent 1996 "Année internationale pour l'élimination de la pauvreté". Le secrétaire général des Nations unies s'adresse pour le première fois directement aux personnes pauvres : "Nous vous écoutons. Nous vous demandons de nous dire ce que nous pouvons faire non pas pour vous, mais avec vous." Les plus pauvres commencent ainsi à être reconnus comme partenaires nécessaires dans la lutte contre la pauvreté.
Dix ans après l'inauguration de la dalle à l'honneur des victimes de la misère, cette dalle avec ses répliques dans plusieurs pays est devenue le symbole du refus de la misère. Celle-ci atteint profondément l'humanité de ceux qui la subissent mais aussi l'humanité de tous.Refuser la misère, c'est se donner les conditions d'un avenir commun.
1998 : La misère est une violation des droits humains ; la refuser, c'est bâtir l'avenir de tous.
La Journée mondiale du refus de la misère constitue l'un des temps forts du cinquantième anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme.La misère est une violation des droits de l'homme. Les droits de la personne humaine sont indivisibles. Sans la jouissance de l'ensemble de ces droits (sociaux, culturels, civils, économiques, politiques), aucune personne, aucune famille ne peut vivre en dignité, assumer ses responsabilités et participer à l'avenir de l'humanité.
1999 : Les enfants veulent un monde juste pour tous. Avec eux refusons la misère.
2000 : Je refuse la misère, je fais avancer la paix.
2001 : Respecter la dignité des autres, c'est respecter la sienne.
© Editions Quart Monde 2001 - e-mail au comité pour le 17 octobre