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17 octobre 2001

"Respecter la dignité des autres, c'est respecter la sienne".

Journée mondiale du refus de la misère


Lignes directrices, thème

Agenda France

Les enfants changent le regard du monde

L'engagement des citoyens

Dossier pédagogique pour les écoles, collèges, lycées (téléchargement format zip uniquement)

 

 

Le 17 octobre 1987, à l'appel de Joseph Wrésinski, 100 000 personnes se sont rassemblées sur le parvis des libertés et des droits de l'homme, au Trocadéro, à Paris. Elles voulaient rendre honneur aux victimes de la faim, de l'ignorance et de la violence, dire leur refus de la misère et appeler le monde entier à s'unir pour faire respecter la dignité de tous.

A cette occasion, une dalle proclamant le message suivant a été inaugurée :

"Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère,

les droits de l'homme sont violés.

S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré."

Cet appel donne tout son sens à la Journée du 17 octobre.

Depuis cette date, chaque année, des personnes qui refusent la misère et l'exclusion -qu'elles les vivent ou non- se rassemblent dans le monde entier afin de témoigner de leur solidarité et de leur engagement pour que la dignité et la liberté de tous soient respectées. Ainsi est née la Journée mondiale du refus de la misère proclamée, en1992, Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté par l'Assemblée générale des Nations Unies.

Les actions et les rassemblements organisés à l'occasion de cette Journée viseront à

Dans le monde entier, les plus pauvres vivent souvent dans la honte. Cette Journée doit leur permettre de manifester leur dignité. Dans le cadre des événements liés à cette Journée, toute action d'assistance est donc à éviter.

 

Ce 17 octobre 2001 :

Les personnes en grande pauvreté ne peuvent lutter seules contre la misère.

Il est nécessaire que des citoyens consacrent de leur temps et de leurs forces, chacun à sa mesure, pour participer à ce combat.

Les personnes en grande pauvreté sont le plus souvent absentes de la vie associative ou n'en sont que les bénéficiaires.

Il est nécessaire que des citoyens veillent à ce que ces personnes puissent participer pleinement à la vie associative de leur choix.


17 octobre 2001

" Respecter la dignité des autres,

c’est respecter la sienne "


 

Notre pays, en signant la déclaration universelle des droits de l’homme et en adoptant la loi d’orientation contre les exclusions en juillet 98 s’est donné pour ambition le respect de l’égale dignité de tous les êtres humains :  

Tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droits.

(Article 1er de la Déclaration des droits de l'homme)

La lutte contre les exclusion est un impératif national fondé sur le respect de l'égale dignité de tous les êtres humains...

(Article 1er de la loi de juillet 1998 contre les exclusions)

Lorsqu’une personne vit dans la misère, sa dignité n’est pas respectée. Le combat contre la misère n’est pas seulement une affaire de droits. Accorder un droit ne respecte pas forcément la dignité : il peut s'agir d'un droit particulier à une catégorie de population ; il devient donc discriminatoire du fait qu’il ne s’applique pas à tous ; il peut être accordé avec mépris, condescendance, sous conditions et alors, la dignité n'est pas respectée.

Les personnes vivant dans la grande pauvreté le disent souvent : ce dont elles souffrent le plus, c'est du regard qui est posé sur elles, de ne compter pour rien et pour personne, de dépendre du bon vouloir de l'assistance et des services sociaux, de continuellement devoir justifier de sa pauvreté pour obtenir quelque chose et donc de devoir étaler ses difficultés, d'être continuellement jugées, contrôlées,... Ce dont elles souffrent le plus c'est de ne pas se sentir respectées dans leur dignité : "on n'est pas des chiens" disent-elles souvent.

Si chacun de nous n'est pas en mesure de permettre aux plus pauvres d'accéder à leurs droits fondamentaux (logement, santé, ressources suffisantes liées au travail,...), tous les citoyens peuvent et doivent agir pour respecter et faire respecter la dignité de chacun.

Chacun là où il est, sur son lieu de travail ou d'étude, dans son quartier, dans ses engagements associatifs, politiques, religieux,... peut agir pour que les plus pauvres y soient accueillis sans a priori.

Reconnaître la dignité de chacun passe d'abord par un changement de regard, à la fois sur la société et l’actualité (une campagne de presse sera développée dans ce sens) et aussi sur les personnes qui vivent dans la grande pauvreté ; osons aller au-delà des apparences. Ce sont avant tout des personnes qui, comme chacun, ont des émotions, des sentiments, des aspirations. Ce changement de regard passe par un effort de connaissance, par l'écoute des aspirations et par la compréhension de la pensée des plus pauvres. Une véritable rencontre de personne à personne est souvent l’occasion de ce changement de regard.

Si la dignité des personnes n’est pas respectée, c’est notre dignité à tous qui est atteinte : au nom de notre humanité, on ne peut accepter que des personnes soient méprisées et rejetées de notre société.

En se battant pour le respect de l’égale dignité, nous bâtirons une société - notre société - plus juste et plus égalitaire et nous contribuerons à faire reculer la misère et l'exclusion.


Avec Tapori,

créer "une machine

à changer le regard"


Suggestions pour associer les enfants au refus de la misère et de l’exclusion (téléchargement format zip uniquement)

 

Le mouvement Tapori, regroupe au sein du mouvement ATD Quart Monde les enfants de tous milieux qui, dans le monde entier, rêvent d’une terre où la misère n’existera plus, où chacun pourra vivre dans la paix et l’amitié partagée.

Ces enfants savent que la misère et l’exclusion ne disparaîtront que si chacun d’eux se sent concerné.

Ils ont appris à travers le courrier qu’ils s’échangent régulièrement, combien les préjugés pèsent sur certains d’entre eux et les empêchent de grandir comme tous les autres.

Ils ont découvert à travers ces échanges combien il était important de bien se connaître avant de juger. Ainsi l’enfant pauvre souvent rejeté, devient-il à leurs yeux " l’enfant du courage ".

Les enfants savent combien le regard de l’autre peut détruire ou au contraire donner la confiance et permettre de grandir.

Ils ont eu l’idée de proposer à tous les enfants qui le souhaitent d’entrer dans cette démarche Tapori, et donc d’accepter de changer de regard.

Afin de rendre ludique ce projet, ils proposent que chaque enfant ou mieux, chaque groupe d’enfants construisent " une machine à changer de regard ".

Une machine qui permette de voir les choses autrement, qui permette de comprendre les autres, qui transforme le regard…

Il peut s’agir de simples dessins ou de réalisations plus importantes en fonction des possibilités de chacun et d’un petit texte explicatif.

Ces machines ou leur photo, pourront être exposées dans les lieux où on se mobilise pour le 17 octobre ( école, bibliothèque, centre de loisirs etc…)afin de faire connaître cette journée et susciter un débat, ou nous être envoyées, avant le 17 octobre afin que nous les exposions et que nous répondions aux participants.

Pour aider dans cette démarche, le secrétariat Tapori a édité un document pédagogique pour les adultes qui veulent soutenir les enfants avant 12 ans dans ce projet en s’appuyant sur l’histoire vraie d’une petite fille.


17 octobre 2001 :

des "rendez-vous citoyens"

dans toute la France

 

Les lignes directrices donnent le sens de la Journée mondiale du refus de la misère et le thème retenu pour cette année.

Dans ce cadre, nous voulons inviter le public à un engagement citoyen : chacun peut agir contre la misère.

Mais cet engagement citoyen nécessite tout d'abord de connaître, comprendre, afin de changer son regard sur les personnes vivant dans la grande pauvreté.

A cet effet, nous proposons à toutes les associations qui souhaitent s'associer à la Journée mondiale du refus de la misère, de se rassembler localement autour d'un évènement qu'elles détermineront.

Ces évènements pourront être :

  • par exemple entre deux lieux symbolique de la commune

    qui pourrait être ponctuée de prises de parole, de témoignages de personnes refusant la misère, qu'elles la vivent ou non, et disant comment elles agissent contre elle

  • veillant au respect de l'esprit de la Journée tel que formulé dans les lignes directrices.
  • Faîtes-nous connaître les initiatives que vous prendrez à l'occasion de cette Journée : nous les relaierons sur le site internet du 17 octobre

    Comité 17 octobre – 27, rue du Faubourg Montmartre – 75009 Paris

    oct17@atd-quartmonde.org