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Journée mondiale du refus de la misère
17 octobre 2000

" Je refuse la misère, je fais avancer la paix "


Le 2 Juin 2000

Message de M. Javier Pérez de Cuellar,
Ancien secrétaire général des Nations Unies (Onu),
président du Comité international pour la Journée mondiale du refus de la misère

 

L’Assemblée Générale des Nations Unies a proclamé l’an 2000 " Année internationale de la culture de la paix " et la décennie 2001-2010 " Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde ". A l’initiative d’un groupe de Prix Nobel de la Paix, un véritable mouvement mondial pour une culture de la paix et de la non-violence, rassemblant tous ceux qui oeuvrent déjà à une transformation profonde de nos sociétés, s’est constitué autour du Manifeste 2000. En adhérant à ce manifeste, chacun des signataires s’engage notamment à éradiquer la pauvreté, à rejeter l’exclusion et à renforcer la solidarité entre tous les êtres humains.

Le 17 octobre prochain, nous célébrerons la Journée mondiale du refus de la misère, comme nous le faisons chaque année depuis 1987. Nous nous rassemblerons de par le monde autour de ces mots du Père Joseph Wresinski : " Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré ".

"S'unir est un devoir sacré" affirme la Dalle à l'honneur des victimes de la misère. Et je l'ai déjà dit le 17 avril 1989 lors de ma venue sur le Parvis des Libertés et des Droits de l'Homme à Paris, cette inscription doit inspirer de façon permanente nos efforts pour vaincre la pauvreté. Je ne crois pas que la paix soit tout juste l’absence de guerre. La paix est beaucoup plus que cela. Nous ne pouvons pas parler de paix tant qu’il y a de la misère dans le monde.

C’est dans cet esprit que j’invite l’ensemble de la communauté internationale, ses institutions, ses organisations gouvernementales et non-gouvernementales, l’ensemble des citoyens qui constituent les peuples des Nations Unies, à s’associer, le 17 octobre prochain aux efforts de toutes celles et ceux qui, en refusant la misère, bâtissent les conditions de la paix.

Je pense en tout premier lieu aux personnes qui, dans leur vie quotidienne, ne cessent de se battre, envers et contre tout, pour assurer un avenir digne à leurs familles et à leurs communautés. Elles ne cessent pas d’appeler l’humanité à se rassembler, à se réconcilier en se retrouvant autour des plus pauvres.

C’est autour des plus pauvres, et avec eux, que je vous invite à célébrer la prochaine Journée mondiale du refus de la misère. Que partout dans le monde nous nous rassemblions pour affirmer : " Je refuse la misère, je fais avancer la paix ".

Javier Pérez de Cuellar


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